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Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique

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Mardi 25 janvier 2005 2 25 /01 /Jan /2005 00:00

YOAKE POPOTAN

 

 

Un jour un terrain vague, le lendemain un immense manoir décoré aux couleurs de noël. Popotan ne raconte pas l’histoire de maçons travaillant à la vitesse de la lumière mais elle nous immisce dans le quotidien de trois sœurs : Ai, Mai et Mii. Ces trois filles extravagantes sont des voyageuses. Elles traversent le temps et l’espace (toujours dans la limite terrienne) par l’intermédiaire de cette mystérieuse villa. A chaque nouvelle téléportation, l’aînée parcourt les champs de fleurs pour interroger les pissenlits (tanpopo en japonais d’où le titre de la série). Sans trop savoir ce qu’elle leurs demande, elle semble chercher des informations sur une personne qui peut aussi voyager à travers le temps et l’espace. Pendant qu’elle est affairé à parler aux végétaux, Mii et Mai tentent d’avoir une vie d’écolières normales. Si pour mii, la cadette, les voyages lui permettent de se faire tout un tas d’amis (qu’elle tente à chaque fois d’initier à sa passion pour les magical girls), pour Mai le problème est plus grand. Elle n’ose plus se lier d’amitié avec ses camarades tant elle a dû les quitter souvent sans jamais pouvoir leur dévoiler la vérité. Cette souffrance va être d’autant plus pénible lorsqu’elle retournera à un lieu par lequel elle est déjà passé, mais dans un futur proche. Elle sera mise face à face avec les résultats de sa disparition d’antan. Une disparition inévitable car leur villa se dématerialise dès que les pissenlits ont donnés des informations à Ai. Un jour, peut être que leur voyage cessera et leur accordera un peu de repos…

 



Cette mini série de 12 épisodes est difficile à classer dans un genre. Parfois drôle, parfois triste, souvent naïve et presque toujours ecchi (!!). En effet à chaque épisode vous aurez le « plaisir » de découvrir les héroïnes topless et ici, point de vapeur d'eau pour cacher la poitrine… C’est d’autant plus surprenant étant donné que le ton de la série est plutôt enfantine. Si on mets de côté cette particularité pour le moins étrange, nous nous trouvons en face d’une série très sympathique. Elle sait être divertissante mais comporte tout de même un inconvénient de taille : ce scénario principal qui est tellement flou que même après la vision du dernier épisode, nous ne pouvons être sûr d’avoir tout compris. Les auteurs ont préféré privilégier la leçon de moral plutôt que de nous éclaircir sur l’intérêt principal de leur voyage. Dommage.

Par Jérémy Hamelet - Publié dans : Les Mangas j'adore
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Dimanche 26 décembre 2004 7 26 /12 /Déc /2004 00:00

 

 

Eikichi Onizuka n'a pas franchement le profile d'un brillant professeur. Il a vingt deux ans et est sorti diplômé d'une petite université japonaise peu côtée, où il s'est plus illustré avec son physique au club de karaté, qu'avec son intellect. Ancien voyou, il apprécie les virées la nuit en moto en bande, il ne supporte aucune autorité et continue à être voleur et satyre.

D'ailleurs, en suivant son stage d'enseignant au lycée Musashino, sa première motivation est essentiellement de pouvoir mettre dans son lit de jeunes et jolies lycéennes en jouant les professeurs matûres. Hélas pour lui, la classe dont il s'occupe est composée de loubards et de filles moche, et quand enfin, un joli minois vient lui faire des avances au lycée, c'est pour le piéger et le faire chanter. Acculé, Eikichi pète les plombs et utilise des moyens musclés pour résoudre tous ses problèmes. Du coup, il mate les voyous de sa classe et en fait des élèves studieux. Ses méthodes sont peu orthodoxes mais le stage est une réussite.

Après de nombreuses péripéties, il obtient un poste de professeur au collège de Tokyo Kisshô mais sa situation est loin d'être de tout repos. Il est déjà en conflit ouvert avec le sous-directeur Uchiyamada, qui l'a descendu en brèche pendant son entretient et la classe dont il est le professeur principal, est réputée très difficile et a eu raison de ses prédécesseurs.

Commentaire :

Avant Great Teacher Onizuka, communément abrégé en GTO, Fujisawa a dessiné un précédente manga, Shonan Jun Aï Gumi, où commencent les premières aventures d'Eikichi Onizuka à l'époque du lycée. Ce premier volet a connu un grand succès et s'est poursuivi sur une trentaine de volumes, avant que Fujisawa n'entame une suite avec GTO. Ce second volet donc, a aussi eu un bon accueil de la part du public et a d'abord été adapté en série live au Japon en 1998, et un (mauvais?) film live est même paru en 1999, l'année où le dessin animé commence à être diffusé sur Fuji Terebi.

La qualité technique de ce dessin animé des studios Pierrot n'a rien d'exceptionnel mais reste tout à fait correcte. Certains d'entre vous pourront être rebutés par le dessin de certains personnages et notamment par les grimaces satiriques d'Onizuka. Nous sommes loins des visages angeliques dessinés par Akemi Takada (Kimagure Orange Road, Creamy Mamy) mais le character designer a ainsi respecté au mieux l'esprit du manga de Fujisawa, que suit fidèlement la série à quelques détails près.

L'histoire de GTO est truffée d'humour, grâce au personnage incroyable qu'est Eikichi, placé au milieu des gens bien pensant. Il donne libre cours à son instinct qui reste très primaire et cela donne des situations recambolesques: courses poursuite en camion, abattage de cloison à la masse chez un parent d'élève, tir au harpon sur le sous-directeur, etc... A cela s'ajoutent ses côtés pervers qu'il essaye tant bien que mal de maîtriser pour sauver la face, mais ce n'est pas toujours évident. Il passe rarement à l'assaut physique comme Ryo Saeba de City Hunter mais il n'y a guère de différence dans les pensées de ces deux personnages, quand ils rencontrent une jolie fille.

Heureusement, Eikichi n'est pas qu'un bout en train et de côté là, il ressemble beaucoup à Yusuke Urameshi de Yûyû Hakusho. Bien que voyou et sans gênes, il a un très bon fond et un grand sens de la justice et de l'honneur. Son côté primaire débloque des situations délicates que les personnes avec de bonnes intentions ne parviennent pas à maîtriser. Le personnage devient attachant avec son envie de bien faire, sa crainte de ne pas perdre la face et ses maladresses.

Si une grande partie de l'histoire reste dans le domaine du satirique avec les affrontements avec le sous-directeur Uchiyamada ou les débordements d'Eikichi, une partie est un peu fleur bleue, avec les différentes histoires de coeur qui se passent. C'est tout d'abord les relations sérieuses d'Eikichi avec Azusa Fuyutsuki, une de ses collègues au collège qui l'a soutenu pour entrer. Ensuite, ce sont les histoires autour des élèves qui se montent petit à petit, une fois que le professeur Onizuka est bien campé dans son poste.

En conclusion, Great Teacher Onizuka est un dessin animé très sympathique alliant humours, bagarres et soap opera, pour un public pas trop jeune.

 

Par Jérémy Hamelet - Publié dans : Les Mangas j'adore
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